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Die Zauberflöte / Bastille / 17 nov

 
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agamemnon



Inscrit le: 14 Nov 2008
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MessagePosté le: Lun 17 Nov 2008 17:18    Sujet du message: Die Zauberflöte / Bastille / 17 nov Répondre en citant

Alors voilà l'affiche de la prochaine prod de la Bastille, je suis sur un coup fumant pour des places pour ce soir, avec un peu de chance ! Une coproduction espagnole, qui laisse présager la gouvernance de l'imagination et l'innovation (pour faire plaisir aux férus d'innovation, s'agit, je le répète de ratisser large, on aura toujours le temps d'exclure ceux qui nous déplaisent plus tard !) et voir ce que les catalans de la Fura dels Baus (rien que le nom j'adore) en auront fait de cette oeuvre vue, revue et archirevue !

Wolfgang Amadé Mozart (1756-1791)
La Flûte enchantée
Die Zauberflöte

Singspiel en deux actes (1791)
Livret d'Emanuel Schikaneder
En langue allemande

Direction musicale Thomas Hengelbrock
Reprise réalisée par Alex Ollé et Carlos Padrissa de La Fura dels Baus
Décors et costumes Jaume Plensa
Lumières Albert Faura
Vidéo Franc Aleu
Chef des Choeurs Alessandro Di Stefano

Tamino Shawn Mathey
Erste Dame Iwona Sobotka
Zweite Dame Katija Dragojevic
Dritte Dame Cornelia Oncioiu
Papageno Russell Braun
Papagena Maria Virginia Savastano
Sarastro Kristinn Sigmundsson
Monostatos Wolfgang Ablinger-Sperrhacke (22 novembre et 1er, 4, 7, 10, 13, 18, 20, 23 décembre 2008) / Markus Brutcher (17,19, 25, 27, 29 novembre 2008)
Pamina Maria Bengtsson
Königin der Nacht Erika Miklosa/Cornelia Götz (18, 20, 23 déc.)
Der Sprecher José Van Dam
Erster Geharnischter Jon Ketilsson
Zweiter Geharnischter Runi Brattaberg
Drei Knaben Solistes de la Maîtrise des Hauts-de-Seine / Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris
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agamemnon



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MessagePosté le: Mar 18 Nov 2008 1:19    Sujet du message: Répondre en citant

En exclu demain des nouvelles de la nouvelle prod de la Bastille !

Qui aura été conspué et sifflé ? Applaudit ? Comment aura été interprété ce conte philosophique ? Vous en saurez plus demain !
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agamemnon



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MessagePosté le: Mar 18 Nov 2008 16:39    Sujet du message: Répondre en citant

Tout commença mal à tel point que je pensais que mon karma continuait à purger ma peine : mon contact n'avait a priori qu'une place VIP outre qu'un incident technique bloquait le RER A et la ligne 1 était filtrée et surchargée, comme vous pouvez l'imaginer !

Je ne l'attends pas, trouve une place de dernière minute, surement quelqu'un qui a justement raté son RER et je me retrouve dans le lieu, surexcité comme à mon habitude par cette première attendue !

Il s'agissait de la rencontre entre la Fura dels Baus, un collectif plutôt orienté vers la danse et l'artiste Jaume Plensa...

Jaume Plensa : Fura dels Baus :




La Fura dels Baus est plutôt orienté vers un cirque urbain et destroy, des mécaniques qui viennent emprisonner les hommes, les met en oeuvre, les actionne comme des marionnettes (ce qui renvoie évidemment directement au manipulateur suprême qu'est Sarastro) alors que l'univers de Jaume Plensa est plutôt celui de la transparence avec une esthétique informatique, l'unité de matière étant le bit ou le caractère alphabétique qui vient s'inscrire sur l'organique...

L'un et l'autre donc, sont une interpénétration de la chair et du technologique, un croisement bionique et la Flûte enchantée devient un jeu vidéo avec ses épreuves à accomplir pour parvenir au stade suivant !

La scène devient un écran de jeu vidéo avec quelques tableaux qui sont de toute beauté ! Les 3 enfants sont équipés de PSP qui éclaire leurs visages, des vidéos sont projetés sur les murs et même sur le sol ! On a là tous les ingrédients pour un opéra engagé et violemment nouveautiste, une lecture intéressante de ce conte philosophique, un réflexion sur le numérique et la sagesse, tout autant de choses qui nous parlent et peuvent devenir objet de méditation : ça tombe à plat comme un soufflet ! Entre faux rythme et vraie gêne !

Comme éléments de décors, de gros matelas pneumatiques servent parfois de cloisons, de lit ou encore spectre menaçants, d'aquarium à humains, mais ils ont besoin d'être regonflé ! On a donc un compresseur invisible mais très distinctement audible (bas du 2ème balcon) pendant la plupart de la première partie et une bonne partie de la seconde ! Au lieu d'être intégré au décor, les chanteurs jouent devant, comme s'il s'agissait d'un tableau, et très rarement avec et dedans ! Mais quand ils le font, la mayonnaise prend tout de suite pour aussitôt se diluer dans un changement sophistiqué de disposition (debout / couché / empilé / dégonflé) et tout retombe !

Les tableaux peuvent être très beaux mais la laborieuse mise en place ravage tout plaisir qu'on puisse y prendre !

Les chanteurs : Tamino est cet habituel benêt, celui-ci ayant encore moins compris que d'habitude, Pamina est la fille à sa mère, un peu effrontée, mais finalement simplement à la recherche du big love. Papageno et Papagena sont à mon avis les mieux servis : limite transformistes tout de cuir rouge et à semelles compensées et leur duo de la fin était un des moments les plus agréables, même si là encore, on n'avait pas l'impression de les voir évoluer dans le décor opulent qu'on leur fournit ! L'Oracle (Van Dam) est applaudit pour sa deuxième apparition, la reine de la nuit aussi, impressionnante dans sa nacelle à sa première apparition, Monostatos était physiquement impressionnant, mais vocalement inexistant, tout juste compense-t-il ! Les trois dames étaient bioniques avec les seins et le pubis éclairé de l'intérieur, légèrement sifflées par la brigade du style.

Pour ce qui est de la musique à proprement parler, des chanteurs, je dirais que dans la première partie ils peinent à monter en température, après avoir trouvé les tempi rapides dans l'ouverture (mais je crois qu'ils sont maintenant systématiquement rapides), ils me semblent traînant dans la première partie, sur Tamino notamment !

Hengelbrock, la star de ma messe en Si m de Bach, fait de la belle musique, mais peine à donner une cohésion d'ensemble à la mise en scène insuffisamment travaillée, décousue, parfois plaquée artificiellement sur un décor ou même bâclée dans certains détails... Quand il dispose d'un peu de champs pour déployer la musique, forcément il fait mouche, mais ce ne peut être que lié à la mise en scène.

Ensuite il y a eut les pains : lumières, vidéos, décors... Comment évoluer sereinement dans un truc aussi complexe, et surtout qui n'a pas l'air au point ? Un jeu vidéo, c'est tout l'inverse, tout va vite, parfaitement huilé ! On sort frustré ! Il n'y avait qu'à voir la tête des désemparés des primo spectateurs, on leur avait vendu (la télé, le cinéma) des larmes et de l'émotion et là, ils ont du mauvais théâtre... Dommage dommage dommage...

Les metteurs en scène se sont fait copieusement huer, je crois que c'est devenu une tradition à Bastille, quelques vieux barbons qui sifflent par habitude, mais qui sifflent au final leur prostate douloureuse et le temps jadis... Ils étaient 2, un homme et une femme : cette dernière bravache harangue la salle ! Joli petit moment vrai !
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agamemnon



Inscrit le: 14 Nov 2008
Messages: 3360

MessagePosté le: Mar 18 Nov 2008 17:05    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, désolé du compte rendu tout pourri, mais je pense qu'il est important pour un jeune site d'avoir des exclusivités, même si elles sont temporelles... Laughing

Je me demande même si ce n'est pas le premier CR du web ?! La prochaine j'essaierai de faire mieux !
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agamemnon



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MessagePosté le: Mar 18 Nov 2008 18:31    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui, drôle d'écho des Drei Knaben avec leur PSP : la fille juste à côté de moi, ado en plein âge ultra ingrat qui a passé sa soirée à envoyer des textos à sa copine qui était de l'autre côté de la salle ! Son visage enfantin qui peinait à devenir femme qui était éclairé par le même halo...

Quand on est sur scène, c'est particulièrement vexant la première fois qu'on voit cet éclairage particulier ! Smile Je ne suis pas surpris qu'il soit récupéré depuis peu...

A noter que les vidéos et les éclairages de cette flûte étaient splendide : de la super prod holywoodienne, dommage qu ele reste ne fût à la hauteur... En même temps, je pense que ça peut s'améliorer à mesure qu'ils jouent (même si c'est indigne qu'ils présentent un résultat aussi inaboutie en première) !
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