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Interviou Nicolas Joël

 
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agamemnon



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MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 11:56    Sujet du message: Interviou Nicolas Joël Répondre en citant

Dans le Monde today :

Nicolas Joël, 56 ans, prendra pour six ans la direction de l'Opéra de Paris à partir de cet été, succédant au Belge Gerard Mortier. Sa première saison compte 20 opéras, dont 9 créations et 11 reprises. Elle commencera le 14 septembre avec Mireille, de Gounod, et se finira en juillet 2010 avec La Dame du lac, de Rossini. La création d'une Tétralogie de Wagner en est le point d'orgue. Le changement de cap est radical. Gérard Mortier est flamboyant, il aime faire des "coups" comme le goût du scandale. Nicolas Joël est discret, pondéré, amène. Cet homme de terrain connaît les arcanes du star-system – on dit qu'il peut programmer avec son portable sur un trottoir.

Après avoir commencé sa carrière à l'Opéra du Rhin, à Strasbourg, en 1972, ce patron d'opéra et metteur en scène a fait du Capitole de Toulouse, en vingt ans, le second établissement lyrique français. Metteur en scène prolixe, notamment apprécié en Allemagne et aux Etats-Unis, Nicolas Joël a été l'assistant de Patrice Chéreau pour sa légendaire Tétralogie de Wagner à Bayreuth, à la fin des années 1970. Il a d'ailleurs mis en scène pas moins de quatre Ring. Nous l'avons rencontré avant qu'il ne dévoile, lundi 23 mars, le programme de sa première saison à Paris.

Quel est votre état d'esprit à la veille de votre prise de fonctions à la tête de l'Opéra de Paris?
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Serein. Cela fait longtemps que je me prépare. L'opéra a toujours été ma vie et je pense qu'il n'y a rien qui ressemble plus à un opéra qu'un autre opéra. A Paris, je passe devant le Palais Garnier depuis que j'ai l'âge de 2 ou 3 ans, et j'ai beaucoup circulé dans ses coulisses. Je vais tout simplement continuer à faire mon métier.

En quoi consiste pour vous ce métier de directeur d'opéra?

Il faut d'abord connaître tout ce qui compose un spectacle d'opéra. Comment se fabrique, se pense, se construit, s'assemble tout ce que l'on voit et que l'on entend sur scène. On propose un chemin au public en espérant qu'il le suivra. Mes goûts entrent assez peu en ligne de compte. Je suis très service public et très pragmatique. Je monte les ouvrages quand je pense avoir les chanteurs, les chefs d'orchestre et les metteurs en scène pour le faire. Prenons les chanteurs. Ma première saison invite Natalie Dessay dans La Somnambule et en Musette dans La Bohème, Juan Diego Florez dans La Donna del Lago, Jonas Kaufmann dans Werther et Marcelo Alvarez dans André Chénier…

Pourquoi avoir choisi pour illustrer la plaquette de votre première saison l'image du jeune garçon qui ouvre le film de Bergman, Fanny et Alexandre?

Le premier plan du film – un enfant jouant avec une maquette de théâtre d'opéra – est emblématique de l'émerveillement que doit provoquer l'opéra. Je parle d'émerveillement au sens profond du terme, et partant, de la connaissance de soi. D'ailleurs, cette maquette est celle du Théâtre royal de Copenhague, au cadre duquel est inscrite cette phrase saisissante : "Pas seulement pour le plaisir."

Le fait d'ouvrir votre mandat avec Mireille, de Gounod, jugé ringard, semble marquer une nette rupture avec votre prédécesseur Gerard Mortier. Et c'est vous qui mettez en scène.

Je ne fais pas un manifeste de Mireille, un chef-d'œuvre que je place au-dessus de deux autres œuvres de Gounod, Faust et Roméo et Juliette. J'ai dit que je ne pensais pas avoir le temps de conjuguer la mise en scène avec la direction de l'Opéra de Paris. Et puis je l'ai trouvé, en grande partie grâce à la qualité des collaborateurs de l'Opéra. Mais je n'ai a priori aucun autre ouvrage prévu et si on m'en propose, je ne les accepterai pas.

Vous avez nommé le jeune chef d'orchestre Philippe Jordan comme directeur musical. Vous rétablissez ainsi un poste supprimé par Gerard Mortier. Mais Jordan dirigera peu…

Vous plaisantez! C'est à lui que j'ai confié l'événement de cette saison à savoir le premier volet d'une Tétralogie (L'Or du Rhin et La Walkyrie), de Wagner, qui sera complétée l'année suivante. Il n'y a pas eu de Tétralogie à l'Opéra de Paris depuis plus de cinquante ans! Philippe Jordan dirige aussi trois concerts symphoniques. Et il aura bien sûr une montée en puissance.

Mortier vient de monter un Werther de Massenet. Pourquoi en proposer un autre pour 2010?

Je voulais donner à Sophie Koch la possibilité de chanter sa Charlotte à Paris. Ce seront aussi les débuts de Michel Plasson à la Bastille! Quant au Werther présenté par Gerard Mortier, il a été loué à l'Opéra de Munich. S'il y en avait eu un au répertoire de notre maison, je l'aurais repris. La mise en scène de Benoît Jacquot que je programme vient de Covent Garden. Il n'est pas impossible que nous en fassions l'acquisition pour le répertoire.

Pas de jeunes iconoclastes dans les metteurs en scène que vous programmez?

La seule chose que je demande à un metteur en scène, c'est d'être musical. J'ai la plus grande admiration pour Marthaler, dont j'avais coproduit la Katia Kabanova, de Janacek, alors que j'étais au Capitole, et dont je reprends le très beau Wozzeck, de Berg. Et puis Graham Vick, Willy Decker, Günther Krämer sont d'excellents metteurs en scène.

Quelle est la situation financière de l'Opéra de Paris?[/QUESTION] S'il y avait un trou, je ne vous le dirais pas, mais il se trouve qu'il n'y en a pas. Mes rapports avec Gerard Mortier sont courtois. Il a des obligations envers son successeur et il les remplit.

Vous avez eu un accident vasculaire cérébral fin août 2008. Comment vous sentez-vous?

Je vais bien. Ma convalescence se passe normalement : j'ai retrouvé une partie de ma mobilité. Et je n'ai jamais arrêté de travailler, même quand j'étais hospitalisé.
Propos recueillis par Renaud Machart et Marie-Aude Roux
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