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Pollin/Clavier bien tempéré (I)/Pleyel 13 juin 2009

 
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Lun 15 Juin 2009 14:19    Sujet du message: Pollin/Clavier bien tempéré (I)/Pleyel 13 juin 2009 Répondre en citant

Maurizio Pollini a joué le Clavier bien tempéré livre I, samedi 13 juin, salle Pleyel à Paris.

Son approche fut délibérément moderne. Il joua cette musique, profane (au sens du XVIIIe siècle) dégagée de son invisible gangue déiste, mais également éloignée de la conception réificatrice d'un Gould ou d'un Gulda, la plongeant dans notre époque, lui retirant (presque) toute datation en tendant vers l'abstraction et le conceptuel, sans distanciation aseptisante mais avec de la chair autour : une sonorité pleine, pulpeuse même, sublime !

Pourtant, comme à l'accoutumée, Pollini éprouva des difficultés à s'immerger dans la réalité du concert et débuta assez mal par excès de nervosité, mais petit à petit, non sans accrocs, s'installa dans l'œuvre et la magie de l'instant opéra. A la fin du concert, le public, silencieux, concentré, subjugué, resta coi, puis lentement lui fit un triomphe...

Pollini est immense...
Razz
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2009 11:38    Sujet du message: Répondre en citant

Saperlipopette !... Personne pour parler de ce singulier concert du maestro Pollini ?...

Isabelle, vous n'avez pu manquer ce concert, quand même ?...
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Isabelle



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MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2009 12:20    Sujet du message: Répondre en citant

Ben si...
Je suis allée à tous les autres concerts mais au moment d'acheter les places, je n'avais pas envie d'entendre le CBT, restant sur des échos mitigés que j'avais eus des précédentes prestations de Pollini dans cette oeuvre.
Et les Beethoven du premier concert ne m'ont pas fait changer d'avis.

Et pour l'année prochaine, je suis beaucoup plus intéressée par les oeuvres contemporaines qu'il a programmées, que par d'énièmes Chopin.

Mais Théo était présent, me suis-je laissée dire...
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2009 18:15    Sujet du message: Répondre en citant

Isabelle a écrit:
Ben si...
Je suis allée à tous les autres concerts mais au moment d'acheter les places, je n'avais pas envie d'entendre le CBT, restant sur des échos mitigés que j'avais eus des précédentes prestations de Pollini dans cette oeuvre.
Et les Beethoven du premier concert ne m'ont pas fait changer d'avis.

Et pour l'année prochaine, je suis beaucoup plus intéressée par les oeuvres contemporaines qu'il a programmées, que par d'énièmes Chopin.

Mais Théo était présent, me suis-je laissée dire...


Vous me voyez pantelant de stupéfaction, Isabelle ! Shocked Cool Rolling Eyes

Mon secrétariat m'a réservé une place pour un concert où il jouerait, la prochaine saison, du Nono, me suis-je laissé dire...
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Isabelle



Inscrit le: 10 Jan 2009
Messages: 279

MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2009 19:08    Sujet du message: Répondre en citant

Nauséabond 007 a écrit:
Vous me voyez pantelant de stupéfaction, Isabelle ! Shocked Cool Rolling Eyes


Qu'est-ce qui vous stupéfie ?
Que je n'aie pas aimé les Beehoven ou que je n'aie plus envie d'écouter du Chopin ?
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Bélaud



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MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2009 21:53    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour James,

vous avez dû, je n'en doute pas, lire la discussion à laquelle j'ai participé sur un autre forum.

Quelque chose me chiffonne, histoire de vous provoquer un peu Cool . Comme la propreté et l'assurance de réalisation étaient fort perfectibles, le discours consistant seulement de façon inconstante, et la justesse stylistique Rolling Eyes certainement discutable par tous les puristes de la planète.................. Ne restait-il pas que la présence obscène etégocentrique du pianisme et du son de Pollini pour sauver le concert? Mr. Green Mr. Green Mr. Green
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 7:34    Sujet du message: Répondre en citant

Bélaud a écrit:
Bonjour James,

vous avez dû, je n'en doute pas, lire la discussion à laquelle j'ai participé sur un autre forum.

Quelque chose me chiffonne, histoire de vous provoquer un peu Cool . Comme la propreté et l'assurance de réalisation étaient fort perfectibles, le discours consistant seulement de façon inconstante, et la justesse stylistique Rolling Eyes certainement discutable par tous les puristes de la planète.................. Ne restait-il pas que la présence obscène etégocentrique du pianisme et du son de Pollini pour sauver le concert? Mr. Green Mr. Green Mr. Green


Ce concert n'avait nullement besoin d'être "sauvé", cher Théo... et vous le savez bien, méchant que vous êtes... Twisted Evil

Le style : il est toujours discutable, comme le purisme. Pollini avait-il une vision de l'œuvre ? A mon avis, oui (ce que je dis plus haut). Avait-il mis tous les moyens de son côté pour ce faire ? A mon avis (et le vôtre apparemment), non.

Pour autant, le concert fut-il un naufrage ? Certainement pas. La deuxième partie, même avec encore quelques problèmes de mémoire et de concentration, fut sublime — à condition d'accepter sa vision de l'œuvre, très élaborée...

Sa longueur permettait justement à quiconque acceptant de faire un effort conceptuel d'assimiler progressivement cette approche... autant mélodique qu'harmonique, horizontale que verticale, dégagée de tout formalisme stylistique (mais pas du questionnement stylistique), bien qu'extrêmement rigoureuse et allant à l'essentiel comme la musique des plus grands compositeurs d'aujourd'hui...

Avez-vous remarqué comment le silence s'est installé (très) progressivement dans la salle. Pas un silence "religieux", un silence... intelligent.


Dernière édition par Nauséabond 007 le Ven 19 Juin 2009 8:23; édité 1 fois
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 7:46    Sujet du message: Répondre en citant

Isabelle a écrit:
Nauséabond 007 a écrit:
Vous me voyez pantelant de stupéfaction, Isabelle ! Shocked Cool Rolling Eyes


Qu'est-ce qui vous stupéfie ?
Que je n'aie pas aimé les Beehoven ou que je n'aie plus envie d'écouter du Chopin ?


Rien, chère Isabelle. Je plaisantais. J'aime quasi inconditionnellement Pollini, mais je conçois fort bien le contraire...

Je conçois aussi qu'on se lasse de certains compositeurs, ou que l'on y soit allergique...
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 7:49    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne sais pourquoi, mais mon message précédent est réapparu... Certes, ce que j'écris est absolument génial, mais tout de même !... Shocked Laughing

Effaçons !... Mr. Green


Dernière édition par Nauséabond 007 le Ven 19 Juin 2009 8:20; édité 1 fois
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 8:16    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis allé sur le furoncle que vous recommandez, cher Théo (je ne saurais rien vous refuser Cool)...

http://www.concertclassic.com/tv/corps/_Player_Lille_Paley_index.asp

Le sujet Alexandre Paley : je suis plutôt d'accord avec Fred Audin et Sophie R, à propos de l'extrait. Il faut l'écouter comme on écouterait du Paganini, comme une impro "jazzy" d'aujourd'hui (bien meilleure et virtuose que ce que l'on entend à longueur de temps dans le jazz, d'ailleurs)...

Il ne faut pas se tromper sur ce que l'on écoute... Le maniérisme interprétatif (avec talent, distance, une pointe de sourire et d'ironie) est indispensable pour interpréter cette musique...

Quant à Spinosi... Rolling Eyes
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Isabelle



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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 8:26    Sujet du message: Répondre en citant

Nauséabond 007 a écrit:

Rien, chère Isabelle. Je plaisantais. J'aime quasi inconditionnellement Pollini, mais je conçois fort bien le contraire...

Je conçois aussi qu'on se lasse de certains compositeurs, ou que l'on y soit allergique...


J'admire plus Pollini pour son engagement et son intégrité (au clavier et dans la conception de ses programmes) que je n'aime son jeu, même si cette saison, les pièces de l'Ecole de Vienne qu'il a jouées étaient magnifiques et souvent très émouvantes, quand, chose rare chez lui, il prenait son temps.

Mais il y a eu trop de récitals où, sans doute à cause du trac et par crainte de se perdre, il ne faisait qu'avancer sans respirer, comme s'il fallait se débarrasser du concert.

Sinon, comme je l'ai dit souvent ailleurs, j'aime beaucoup Chopin, mais suis lasse de l'entendre au concert ou au disque, c'est pour moi un peu comme d'aller au Louvre pour regarder la Joconde, qui en a encore besoin ?
En revanche, lorsque je me remets à en jouer, je suis toujours émerveillée par cette "ergonomie" si particulière, cette approche pianistique si naturelle et agréable sous les doigts. Impression personnelle que ne partagent pas forcément tous les pianistes.
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 9:25    Sujet du message: Répondre en citant

Je comprends, Isabelle. Mais je n'approuve pas... Confused
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Bélaud



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MessagePosté le: Ven 19 Juin 2009 16:27    Sujet du message: Répondre en citant

Ne vous méprenez pas, cher James... Ce concert m'a ému, surtout la seconde partie en effet. Et loin de moi l'idée que Pollini n'avait de conception affirmée de l'oeuvre. Mais à la limite, je trouve que son plus grand mérite a été de ne pas chercher à montrer sa conception - 99% des pianistes cherchant à montrer quelle est leur conception d'une oeuvre sont des mauvais pianistes...
Conception il y avait sans aucun doute, mais moi comme beaucoup d'autres sans doute n'avons entendu que la concentration, la foi et l'abnégation. Sans les errements techniques dans certains préludes cela aurait été carrément grand, mais c'était déjà très bien. Je ferais d'ailleurs une bonne critique...

Mais sinon, ce que je voulais dire au départ subsiste: un autre pianiste avec la même conception et les mêmes accidents techniques et de conduite n'aurait pu faire aussi forte impression, car l'intensité ressortant du jeu de Pollini m'a souvent parue, là où la conduite manquait de rectitude, s'extraire à partir de l'intensité vocale du son. Et je trouve ça très bien, moi...
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Nauséabond 007



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MessagePosté le: Sam 20 Juin 2009 9:28    Sujet du message: Répondre en citant

Bélaud a écrit:
Ne vous méprenez pas, cher James... Ce concert m'a ému, surtout la seconde partie en effet. Et loin de moi l'idée que Pollini n'avait de conception affirmée de l'oeuvre. Mais à la limite, je trouve que son plus grand mérite a été de ne pas chercher à montrer sa conception - 99% des pianistes cherchant à montrer quelle est leur conception d'une oeuvre sont des mauvais pianistes...
Conception il y avait sans aucun doute, mais moi comme beaucoup d'autres sans doute n'avons entendu que la concentration, la foi et l'abnégation. Sans les errements techniques dans certains préludes cela aurait été carrément grand, mais c'était déjà très bien. Je ferais d'ailleurs une bonne critique...

Mais sinon, ce que je voulais dire au départ subsiste: un autre pianiste avec la même conception et les mêmes accidents techniques et de conduite n'aurait pu faire aussi forte impression, car l'intensité ressortant du jeu de Pollini m'a souvent parue, là où la conduite manquait de rectitude, s'extraire à partir de l'intensité vocale du son. Et je trouve ça très bien, moi...


Si ce que vous entendez par « intensité vocale du son » est le son pollinien, son identité sonore, celle-ci est donc incontournable, et ne ressortit pas au concept, elle est au service de celui-ci, ou non. Pour moi, évidemment, elle l'est.

Elle l'est car la sonorité de Pollini était la même qu'à l'accoutumée lors de tout concert de cet interprète... Mais elle paraissait peut-être plus éclatante que d'habitude : je l'ai ressenti aussi, comme je l'ai déjà écrit, sa sonorité m'est souvent apparue « sublime » au cours du concert...

C'est la conception, la vision délibérément moderne et contemporaine du Clavier bien tempéré par Pollini qui s'est traduite par une évidente « intensité vocale du son », et pas l'inverse...

Dès lors que l'artiste cherche à dégager l'œuvre de son "mystère" métaphysique, le son en tant que phénomène purement physique et esthétique prend une importance cruciale : une des problématiques de la musique d'aujourd'hui, mais cela est une autre histoire... Cool
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Bélaud



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MessagePosté le: Sam 20 Juin 2009 19:09    Sujet du message: Répondre en citant

Nauséabond 007 a écrit:

(1) Si ce que vous entendez par « intensité vocale du son » est le son pollinien, son identité sonore, celle-ci est donc incontournable, et ne ressortit pas au concept, elle est au service de celui-ci, ou non. Pour moi, évidemment, elle l'est.

(2) Elle l'est car la sonorité de Pollini était la même qu'à l'accoutumée lors de tout concert de cet interprète... Mais elle paraissait peut-être plus éclatante que d'habitude : je l'ai ressenti aussi, comme je l'ai déjà écrit, sa sonorité m'est souvent apparue « sublime » au cours du concert...

(3) C'est la conception, la vision délibérément moderne et contemporaine du Clavier bien tempéré par Pollini qui s'est traduite par une évidente « intensité vocale du son », et pas l'inverse...

(4) Dès lors que l'artiste cherche à dégager l'œuvre de son "mystère" métaphysique, le son en tant que phénomène purement physique et esthétique prend une importance cruciale : une des problématiques de la musique d'aujourd'hui, mais cela est une autre histoire... Cool


(1) Je n'ai pas dit le contraire!

(2) Effectivement, cela m'a fait plus forte impression que la fois d'avant, à ce strict point de vu, et alors que le discours musical le faisait davantage souffrir (maqs presque au sens positif du terme) que dans Stockhausen, Schoenberg ou Brahms.

(3)Vous savez bien que je me refuse à dresser ce genre de schéma... et je me garderais bien de reprendre le votre autant que je me garderais de l'inverser...

(4) Je ne suis non plus d'accord avec cette dichotomie. En tous cas au piano, je ne vois absolument pas quoi en quoi le traitement du son comme phénomène physique serait devenu plus important depuis, par exemple, le second mouvement de la sonate opus 90 de Beethoven (ou le récitatif de l'opus 110 avec les notes répétées a tre corde).

C'est plutôt l'éloignement temporel et le souci forcené des hypothétiques authenticités et autres justesses stylistiques (et le bon goût...) qui représentent des régressions dans le rapport avec le répertoire des siècles précédent, dans la mesure où précisément il empêche le vécu interprétatif de celui-ci à partir de la relation physique fondamentale, ou animale si l'on veut. Si je reconnais un mérite, qui peut à peu près tout excuser, à Pollini, c'est de s'être simplement plongé dans la matière musicale brute et de s'y être confronté physiquement, sans filtre et avec abnégation et une forme d'intuition pure.
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